Page:Simon - La Peine de mort, 1869.djvu/155

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


d’elle. J’avais remarqué le déclin de ses forces à ce dernier voyage ; je savais que la famille avait mis la clef sous la porte pour venir à Vannes attendre l’issue du procès, et je me demandais de quoi on vivait depuis deux mois rue du Mené. Pour Marion, ce n’était pas son mari qu’elle allait voir : elle allait au plus pressé, c’est-à-dire à ceux qui pouvaient leur sauver la vie à tous. Je ne l’accompagnai que jusqu’à la porte, car elle me dit qu’ils seraient peut-être moins en défiance et plus généreux avec elle si elle était seule. Elle revint au bout d’une demi-heure ; elle avait les yeux rouges et gonflés, et ne me dit rien. Quand nous passâmes devant la croix du collége, elle se signa, et me dit à demi-voix : « Ce sont des païens. » Ce résultat de