Page:Simon - La Peine de mort, 1869.djvu/90

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


de la salle à manger ; une grande salle attenante servait de réserve et ne renfermait que deux ou trois grandes armoires. Au-dessus, dans une mansarde unique, couchait une vieille paysanne entièrement sourde, qui faisait le ménage, et quelquefois un peu de cuisine quand M. Brossard ne dînait pas à l’auberge du Cheval blanc. La porte principale donnant sur la rue n’était jamais fermée qu’au loquet. Une sonnette placée à l’intérieur, et que la porte faisait mouvoir en s’ouvrant, suffisait à la sécurité de M. Brossard, dans un pays où l’on assassine quelquefois, mais où on ne vole presque jamais. Il y avait sur une planche, à l’entrée de l’allée, une lanterne et des allumettes qui servaient au maire quand il rentrait chez lui à la nuit close. L’adjoint, qui connaissait les habi-