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que de visiter le chalet, on se leva aussitôt de table et d’une main ferme le Vieux poussa le fauteuil jusque devant la porte. Là il fallut s’anêter ; le fauteuil était trop large pour franchir le seuil. Le grand-père n’eut pas longtemps à réfléchir ; il prit Clara sur son bras et la tenant bien ferme il entra dans la chambre. La grand’maman la parcourut aussitôt dans tous les sens et se divertit beaucoup à examiner tout le ménage si bien arrangé et si proprement tenu.

— C’est sans doute là-haut que tu as ton lit, Heidi ? demanda-t-elle en grimpant sans hésitation la petite échelle jusqu’à la fenière. Oh ! comme il sent bon ici ! voilà une chambre à coucher qui doit être bien saine !

Elle s’approcha de la lucarne pour admirer la vue, tandis que le grand-père montait à son tour avec Clara sur son bras et Heidi sautillant par derrière. Ils furent bientôt tous réunis devant le lit de foin que la grand’maman considérait en silence en aspirant de temps en temps à longs traits la senteur aromatique du foin nouvellement récolté. Quant à Clara, elle en était toute ravie.