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Les deux enfants mordirent avec tant d’entrain dans leurs beurrées que le grand-père s’arrêta complaisamment pour les regarder faire.

Ce soir-là, lorsque Clara se retrouva dans son lit de foin et voulut comme la veille regarder scintiller les étoiles, il lui arriva exactement comme à Heidi ; ses yeux se fermèrent tout de suite, et elle tomba dans le plus profond et le plus rafraîchissant sommeil qu’elle eût jamais goûté.

Le jour suivant s’écoula tout entier de la même agréable manière, puis un autre encore qui fut suivi d’une grande surprise pour les enfants. Elles virent arriver par le sentier deux hommes lourdement chargés ; ils apportaient sur leurs hottes deux lits pareils et au complet, avec des couvertures toutes blanches et toutes neuves. Les hommes remirent en même temps une lettre de la grand’maman dans laquelle elle écrivait que ces lits étaient pour Clara et Heidi, et qu’il fallait maintenant laisser de côté les arrangements avec le foin et les châles. À l’avenir, disait-elle, Heidi dormirait toujours dans un vrai lit, car en hiver on en descendrait un à Dörfli, tandis que l’autre resterait toujours au chalet pour Clara