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pouvait enfin écrire à la grand’maman pour lui demander si elle ne voulait pas monter à l’alpe où il y avait quelque chose de nouveau à voir. Mais les enfants avaient un autre projet : elles voulaient préparer une grande surprise à la grand’maman. Il fallait d’abord que Clara apprît à marcher encore mieux pour pouvoir faire un bout de chemin en s’appuyant seulement sur Heidi ; surtout il ne fallait pas que la grand’maman eût la moindre idée de la chose. On demanda au grand-père combien de temps serait nécessaire pour obtenir ce résultat, et comme il fut d’avis qu’une semaine suffirait, on écrivit à Mme Sesemann pour l’inviter avec instance à monter à l’alpe huit jours après ; mais on ne lui parla pas du tout de quelque chose de nouveau.

Les jours qui suivirent furent parmi les plus beaux que Clara eût encore passés sur l’alpe. Chaque matin en s’éveillant, elle entendait au fond de son cœur une voix qui lui disait : « Je suis guérie ! je suis guérie ! je n’ai plus besoin du fauteuil, je peux marcher seule comme les autres gens ! »

Puis venait l’exercice de la marche, et chaque jour il y avait un progrès, si bien que peu à peu