Page:Spyri - Encore Heidi, 1882.pdf/215

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
— 199 —

toujours à ce que je pourrais donner au bon grand-père pour lui faire bien plaisir, quand ce ne serait que la moitié autant qu’il m’en a procuré.

— C’est aussi mon plus grand désir, chère enfant, répondit le père ; j’ai déjà bien réfléchi à ce que nous pourrions faire pour exprimer en quelque mesure notre gratitude à notre bienfaiteur.

Mr Sesemann s’étant levé, s’avança vers le Vieux qui était assis à côté de la grand’maman avec laquelle il s’entretenait. Il se leva à son tour. Mr Sesemann lui saisit la main et lui dit de la manière la plus affectueuse :

— Mon cher ami, écoutez-moi, j’ai deux mots à échanger avec vous. Vous me comprendrez si je vous dis que depuis bien des années je n’avais plus goûté une seule vraie joie. Qu’étaient pour moi tous mes biens et tout mon argent en face de ma pauvre enfant qu’aucune richesse ne pouvait guérir et rendre heureuse ? Après Dieu, c’est vous qui avez rendu à mon enfant la santé et une nouvelle vie pour elle et pour moi. Maintenant dites-moi, comment puis-je vous témoigner ma reconnaissance ? Vous rendre tout ce que vous avez fait pour nous, c’est impossible ;