Page:Stanley - Comment j'ai retrouvé Livingstone, version abrégée Belin de Launay, 1876.djvu/33

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nairement é, mais aussi a (par exemple à la fin des noms propres tirés des langues latines), ou â, ou même ao ; e se prononce î, é, eu ; î, aï, i, eu ; u, iou, eu, ou, bref et long. Comment s’y reconnaître ? Je ne dis pas, dans la langue usuelle, dont les sons peuvent être sus par l’usage ; mais, dans les mots reproduisant des noms étrangers, que l’Europe ignore, avec un idiome où la prononciation est si incertaine et si différente de la nôtre ? Quand les Anglais écrivent zariba pour zériba, vakil pour vékil, ameer pour émir, sheek pour cheik, les personnes instruites retrouvent aisément les formes réelles ; Trebinge et Trebinje pour Trebigne ; Cettinge et Cettinje pour Cettigne ; Nosse-Bay pour Nossibé ; Shilluks pour Chiloucs ; Fashoda pour Fachoda, même Unyamwezi pour Ounyamouezi, passent encore. Mais combien y a-t-il de personnes qui aient rapidement compris que Atchin désignait un des états les plus considérables de l’île de Sumatra, nommé pour nous Achem ? Et qui pourrait se figurer que les Vouahihyou de Stanley sont les Vouahiao, dont Burton s’est efforcé de reproduire le nom dans une orthographe qui ne fût pas anglaise ? Quand nous avons traduit le Voyage de l'Atlantique au Pacifique, nous avons déjà écrit Chouchou et non Shushu, Kînémontiéyou et non Keenamontiayoo. Dans un récent numéro du San Francisco Bulletin, on trouve une localité appelée Siskiyou ; nous serions étonné si ce nom illisible ne devait pas être prononcé Sixcayou.