Les substantifs n’ont pas de genre. La distinction
pour le genre des êtres animés se fait par l’emploi des
syllabes „ji“ ou „of“ placées devant les nombs masculins
et séparées de ces noms par un trait-d’union :
blamel, le blâmeur ; ji-blamel, „of-blamel,“ la blâmeuse.
On emploie de préférence „ji“ pour désigner la femme mariée ou la femelle :
gok, le coq ; ji-gok, la poule.
Au lieu de „ji“ on doit employere „of“ pour éviter
des équivoques :
tidel, l’instituteur ; ji-ditel, la femme de l’instituteur ;
mais of-tidel, l’institutrice.
Pour qui n’a pas l’habitude de la déclinaison quelques courtes explications au sujet des cas sont indispensables.
Si je dis :
La rose (ou une rose) est une fleur, (sujet)
L’odeur de la rose est douce, (complement déterminatif du nom)
Dieu a donné à la rose une couleur agréable, (compl. indirect du verbe)
L’enfant cueille la rose (une rose), (complément direct)
Ô rose ! ton éclat ne dure qu’un instant, (invocation ou mot mis en apostrophe)
l’article, les prépositions, la place même du mot rose indiquent les divers rapports de ce nom avec les mots auxquels il est joint. Ces rapports sont marqués en volapꞟk par des cas, c. a. d. par des formes (désinences) différentes que prend le nom même.
Le volapꞟk a cinq cas :
| Nominatif : | blam, le blâme ; | blams, les blâmes. |
| Génitif : | blama, du blâme ; | blamas, des blâmes. |
| Datif : | blame, au blâme ; | blames, aux blâmes |