Leibnitz paraît avoir été le premier qui ait conçu l’idée d’une langue universelle ou spécieuse générale, comme il la nommait ; mais, ainsi qu’il l’écrivait à Thomas Burnet, il recula devant les difficultés de l’entreprise ; Descartes et le P. Mersenne y songèrent également : mais le seul ouvrage sérieux qui ait été composé, au XVIIe siècle, sur cette question est assurément l’Essai d’un caractère graphique réel et d’une langue philosophique de Wilkins (Londres, 1688). Malheureusement le travail de l’évêque anglais, comme d’ailleurs les diverses langues universelles immaginées, dans ces dernières années par Sudre, Caumont, Holmar, Letellier et autres, pèchent gravement du côté de la pratique. — Nous ferons cependant une réserve en faveur du système de langue universelle ou volapꞟk (littéralement : universi lingua), proposé récemment par M. Schleyer, système qui nous parait d’une grande simplicité et qui compte déjà de nombreux partisans…“
L’auteur de l’article ci-dessus. M. Aug. Kerckhoffs, Docteur ès-lettres, professeur à l’École des Hautes Études Commerciales de Paris a publié récemment un petit ouvrage sur le volapꞟk qui ne saurait être trop recommandé.
