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CHAPITRE XXXV

CAMPAGNE DE WAGRAM


Les deux empereurs du Midi et du Nord se virent à Erfurt[1]. L’Autriche comprit son danger et attaqua la France. Napoléon quitta Paris le 13 avril 1809. Le 18, il était à Ingolstadt. En cinq jours, il livre six combats et remporte six victoires ; le 10 mai, il est aux portes de Vienne. Cependant l’armée, déjà corrompue par le despotisme, ne fit pas aussi bien qu’à Austerlitz.

Si le général en chef de l’armée autrichienne avait voulu suivre un avis qui, dit-on, fut ouvert par le général Bellegarde, Napoléon pouvait être fait prisonnier pour s’être jeté imprudemment au delà du Danube, à Essling. Il fut sauvé par le maréchal Masséna. Il le fit prince, mais en même temps il prétendit l’humilier en lui donnant le nom d’une bataille perdue, en le nommant prince d’Essling. On voit déjà la petitesse d’une cour. Que

  1. On ne sait encore lien de positif sur les détails de l’entrevue d’Erfurt.