Page:Stendhal - Vie de Napoléon.djvu/76

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


de son temps, l’homme qui eût parlé de la violation possible de ce premier droit des hommes, eût passé pour fou. Mettant le doigt sur la plaie qui empêche le catholicisme de se relever, il avait demandé au pape le mariage des prêtres ; mais il trouva peu de lumières dans la cour de Rome. Comme il le dit à Fox, s’il avait insisté sur cet objet, on aurait crié au pur protestantisme.

Il avait introduit plus d’équité et plus de rapidité dans l’administration de la justice ; il était occupé de son plus noble ouvrage, le Code Napoléon. Ainsi, exemple unique dans l’histoire, la France doit à son plus grand capitaine d’avoir remédié à la confusion et aux contradictions du dédale de lois qui la régissait. Enfin, à l’aspect de ces gendarmes qu’il choisit parmi ses meilleurs soldats, le crime disparut.