Page:Stendhal - Vies de Haydn, de Mozart et de Métastase, Lévy, 1854.djvu/339

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DEDICACE

A MADAME D’OLIGNY

Londres, 15 octobre 1814,

Il est bien naturel, madame, que je vous présente ce petit ouvrage, le premier que j’aie jamais écrit. Il fut fait dans un moment où le malheur aurait pu m’ atteindre, si je ne m’étais pas donné une distraction. Vous daigniez me demander quelquefois ce que je faisais, et comment je n’étais pas plus affecté de ce qui m’arrivait. Voici mon secret : je vivais dans un autre monde ; je n’aurais jamais quille celui dont vous faites Tornement, si j’avais connu dans ce pays-là quelques âmes comme la vôtre, ou s’il eût été possible que celle que j’admirais sentît pour moi autre chose que de Tamitié. Je pars avec le regret d’avoir vu un nuage s’élever entre vous et moi dans ces derniers jours ; et comme, entre amis, c’est le moment de la séparation qui décide de l’intimité fum-