Page:Sue - Martin l'enfant trouvé, vol. 3-4.djvu/434

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dans le cabaret, car il paraissait inquiet, alarmé. Avançant enfin sa tête par la porte entrebâillée, d’une voix enrouée (je crus la reconnaître pour celle qui m’avait répondu à travers les volets de la maison de l’impasse du Renard) il dit au marchand de vin :

— Bamboche est-il venu ce soir ?

— Non, — lui répondit sèchement le maître du cabaret, comme s’il eût voulu se débarrasser promptement de cet hôte importun.

— S’il vient ce soir, — ajouta précipitamment le cul-de-jatte, — dites-lui qu’il n’aille pas là-bas cette nuit, il y fume. Il comprendra… vous lui direz, n’est-ce pas ?

— C’est bon… c’est bon… — reprit le marchand de vin, en allant fermer, comme on dit, la porte au nez du cul-de-jatte, et il ajouta, se parlant à soi-même :

— Tas de canailles, va !