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LA LANGUE FRANÇAISE


les Arts. ” (Voir Vie de Mgr de Laval par l’abbé Auguste Gosselin, II vol. p. 109).

Un membre de l’Académie française, l’abbé d’Olivet, décédé en 1768, écrivait, à son tour : “ On peut envoyer un opéra en Canada, et il sera chanté à Québec note pour note et sur le même ton ” (c’est-à-dire avec le même accent) “ qu’à Paris ; mais on ne saurait envoyer une phrase de conversation à Bordeaux et à Montpellier et faire qu’elle y soit prononcée syllabe par syllabe comme à Paris.

Paul Féval, dans son roman Force et Faiblesse dit : “ On m’a dit que le français se parle assez bien à Moscou et à Saint-Pétersbourg. Mais, si vous voulez entendre le vrai son de la langue de Bossuet et de Corneille, l’avis général est qu’il faut aller jusqu’au Canada, où verdit un rameau du vieil arbre de France. ” Paul Féval, il est vrai, n’est jamais venu au Canada : mais remarquez qu’il rapporte ce qu’il a généralement entendu dire à ceux qui ont visité notre pays : “ l’avis général est que…

Xavier Marmier, de l’Académie française, disait en 1866, dans son livre, Let-