Page:Taxil, Révélations complètes sur la franc-maçonnerie, Les frères Trois-Points, 1886, tome 2.djvu/15

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entrer, par les trois pas de son grade, l’Apprenti qui sollicite une augmentation de salaire, et retenez-le entre les deux colonnes :

On fait entrer l’Apprenti, qui exécute la marche du premier degré. Tous les Frères se lèvent, saisissent leurs glaives de la main droite, et se tiennent debout, mais sans être à l’ordre. L’Apprenti salue le Vénérable en faisant le signe de son grade et se tient debout, les pieds en équerre, entre les deux colonnes.

Le Vénérable. — Frère Apprenti, les Maîtres consentent à vous accorder l’augmentation de salaire que vous sollicitez ; les Compagnons ne font aucune objection ; mais, avant de vous accorder cette faveur, dites-nous quelle idée vous vous faites de ce grade de Compagnon que vous demandez.

Réponse de l’Apprenti.

Réplique du Vénérable. — Mon Frère, depuis que vos yeux se sont ouverts à la lumière, vous avez été décoré du tablier du travail intellectuel et vous êtes devenu ouvrier de l’intelligence. Vous avez travaillé au bruit du maillet, symbole de la puissance directrice ; vous avez dû remarquer que les plus grandes choses portent chez nous les noms les plus humbles : ces tabliers, ces maillets, ces pierres, ces outils, cette enceinte même, sont la figure du travail, mais d’un travail moral, dont les matériaux sont en vous. Soyez donc attentif, mon Frère : le voile des mystères va se lever en partie ; le temple de la Maçonnerie va s’éclairer davantage ; vous allez connaître de nouveaux symboles. Frère Expert, faites asseoir l’Apprenti.

On apporte deux sièges, l’un pour le récipiendaire, l’autre pour le Frère Expert, qui ne le quitte point pendant le cours de la réception ; ils s’assoient tous deux.

Le Vénérable. — Mon Frère, dans le grade d’Ap-