Page:Théâtre de Plaute, Panckoucke, tome 2.djvu/103

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STROBILE.

Les voici.

EUCLION.

Je vois. Maintenant, la troisième.

STROBILE.

Ce vieillard est fou. Les fantômes et les vapeurs de l’enfer lui troublent le cerveau. Tu ne diras pas que tu ne me fais pas injure ?

EUCLION.

Oui, très grande ; car tu devrais déjà être fustigé. Et cela t’arrivera certainement, si tu n’avoues.

STROBILE.

Que dois-je avouer ?

EUCLION.

Qu’est-ce que tu m’as dérobé ?

STROBILE.

Que le ciel me foudroie, si je t’ai pris quelque chose !

EUCLION, sur le même ton avec affectation.

Et si je n’ai pas voulu prendre. Allons ! secoue ton manteau.

STROBILE.

Tant que tu voudras.

EUCLION.

Ne l’aurais-tu pas sous ta tunique ?

STROBILE.

Tâte partout.

EUCLION.

Ah ! le scélérat ; comme il fait le bon, pour qu’on ne le soupçonne pas. Nous connaissons vos finesses. Or cà, montre-moi encore une fois ta main droite.