Page:Théâtre de Plaute, Panckoucke, tome 2.djvu/243

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PISTOCLÈRE.

On ne voit que trop de gens de cette espèce, qu’on prend pour ses amis, et que l’expérience montre faux et trompeurs ; officieux en paroles, incapables de rendre le moindre service, leurs promesses ne sont que fumée. Toujours envieux des succès d’autrui, ils savent très bien se mettre à l’abri de l’envie, par leur caractère méprisable.

MNÉSILOQUE.

Certes, tu fais leur portrait en homme qui s’y connaît bien. Mais ajoute qu’ils recueillent le digne fruit de leurs indignes procédés : personne n’a d’amitié pour eux, ils sont en haine à tout le monde. Et ils s’attrappent eux-mêmes, les sots, en croyant attraper les autres. Tel est celui sur qui je comptais comme sur moi-même. Il n’a rien négligé de ce qui était en son pouvoir pour me nuire et pour m’arracher le bonheur de ma vie.

PISTOCLÈRE.

C’est un grand scélérat.

MNÉSILOQUE.

Tu l’as dit ; je n’en rabats rien.

PISTOCLÈRE.

Nomme-le-moi, je t’en supplie.

MNÉSILOQUE.

Il est de tes amis. Autrement je te demanderais de faire tous tes efforts pour me venger de lui.

PISTOCLÈRE.

Nomme-le-moi seulement ; si je ne trouve pas le moyen e