Page:Théâtre de Plaute, Panckoucke, tome 2.djvu/269

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mes actions n’y répondent pas ? Voyons ; quelle, somme te faut-il, Mnésiloque ?

MNÉSILOQUE.

Deux cents Philippes pour délivrer Bacchis.

CHRYSALE.

Tu les auras.

MNÉSILOQUE.

Il faut encore pour nos dépenses…

CHRYSALE.

Ah ! doucement, s’il te plaît. Procédons par ordre. Quand j’aurai pourvu au premier article, nous passerons à l’autre. Je vais dresser d’abord mes batteries contre le vieillard pour enlever les deux cents Philippes. Si ma baliste enfonce les tours et les remparts, j’entre de vive force, et je prends ce vieux fort délabré. Après cette prise, vous porterez l’or à pleines corbeilles à vos amis, à qui en voudra.

MNÉSILOQUE.

Notre espoir, notre confiance est en toi, Chrysale.

CHRYSALE.

Toi, Pistoclère, entre chez Bacchis, et apporte-moi promptement…

PISTOCLÉRE.

Quoi ?

CHRYSALE.

Poinçon, cire, tablettes, fil.

PISTOCLÉRE.

Tu vas avoir tout cela.

MNÉSILOQUE.

Quel est ton dessein ? dis-moi. Le dîner est prêt.

CHRYSALE.

Vous êtes deux, et Bacchis fait la troisième !

MNÉSILOQUE.

Comme tu dis.

CHRYSALE.

Et Pistoclère n’a point de maîtresse ?