Page:Théâtre de Plaute, Panckoucke, tome 2.djvu/33

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eunomie.

Je veux que tu te maries.


Mégadore.

Aïe ! aïe ! je suis mort !


eunomie.

Qu’as-tu donc ?


Mégadore.

Ce sont des pierres que tes paroles ; elles fendent la tête à ton pauvre frère.


eunomie.

Allons, suis les conseils de ta sœur.


Mégadore.

Nous verrons.


eunomie.

C’est un parti sage.


Mégadore.

Oui, de me pendre plutôt que de me marier. Cependant j’y consentirai à une condition : demain époux, après-demain veuf. À cette condition-là, présente-moi la femme qu’il te plaira ; prépare la noce.


eunomie.

Elle t’apporterait une très riche dot. C’est une femme déjà mûre, entre deux âges. Si tu m’y autorises, mon frère, je la demanderai pour toi.


Mégadore.

Me permets-tu de te faire une question ?


eunomie.

Tout ce que tu voudras.