Page:Théâtre de Plaute, Panckoucke, tome 2.djvu/97

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


cette marmite remplie d’or. Ah ! je t’en conjure ! ne le permets pas, ô Bonne-Foi ! Maintenant, je vais me baigner pour le sacrifice. Il ne faut pas nous faire attendre. Lorsque mon gendre enverra chercher ma fille, elle devra être prête à partir. Prends-y bien garde, ô Bonne-Foi ! je ne saurais trop te le recommander ; que je puisse te reprendre ma marmite sans encombre. Je confie mon or à ta garde ; il est placé dans ton bois sacré, dans ton temple.

(Il sort.)

STROBILE, seul.

Dieux immortels ! qu’est-ce que j’entends ? il vient de cacher une marmite remplie d’or dans ce temple. O Bonne-Foi ! ne sois pas fidèle, je t’en prie, plutôt à lui qu’à moi. Cet homme est, je pense, le père de l’amante de mon maître. Entrons dans le temple, cherchons de tous côtés, tâchons de dénicher son or, tandis qu’il est occupé ailleurs. O Bonne-Foi ! si je le découvre, je t’offrirai une cruche de vin d’un conge entier : oui, je n’y manquerai pas ; mais je boirai ensuite l’offrande.

(Il entre dans le temple.)

Acte IV ; Scène III.

EUCLION, revenant sur ses pas.

Ce n’est pas par hasard que le corbeau a chanté à ma gauche, et puis il rasait la terre de ses pieds en croassant.