Page:Thomas - Gustave ou Un héros Canadien, 1901.djvu/224

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gustave

George et Arthur s’empressent de l’aller chercher dans sa tente, où il s’était retiré pour s’entretenir seul avec son Dieu.

— Jeune homme, reprit l’apôtre, je dois vous féliciter, vous et vos deux amis, et vous remercier du zèle et du courage dont vous avez fait preuve pendant cette journée. Si vous n’aviez pris le devant ce matin, nous aurions été surpris par ces sauvages embusqués, et peut-être aurions-nous été assassinés. Je vous remercie au nom de tous, et plus tard nous essaierons de vous prouver notre reconnaissance.

Comme première preuve de la confiance que j’ai en vous, je vous nomme capitaine de l’avant-garde ; à vous de choisir les douze hommes qui ont des chevaux à leur disposition, et qui seront sous vos ordres. J’aime à vous confier ce poste, vous êtes brave et prudent ; je n’ai nul doute que vous accepterez et remplirez cette charge à la satisfaction de tous.

— Oui, oui, hourra pour Gustave ! s’écrièrent hommes, femmes et enfants

— Vive notre bon ami ! ajoutèrent George et Arthur.

Gustave, qui ne s’attendait pas à de pareilles félicitations, baissa la vue et ne savait trop que répondre.

— Vous acceptez, n’est-ce pas ? dit l’apôtre en lui tendant la main.

— Oui, monsieur, répond Gustave, et, Dieu aidant, je m’acquitterai de la charge honorable que vous voulez bien me confier d’une manière aussi digne que possible.

— Bien, dit l’apôtre, je savais que vous ne reculeriez pas devant le devoir ; allez et choisissez vos hommes.

— Je demanderai à ceux qui veulent me suivre, d’avancer, s’il vous plaît, dit Gustave.

George et Arthur s’empressent de se mettre à côté de leur ami.

— Merci, dit Gustave, je n’aurais pu me passer de votre compagnie. Neuf autres suivent leur exemple.

Le second capitaine, chargé de former l’arrière-