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Page:Thomas Mann, la Mort à Venise, 1929.djvu/28

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CHAPITRE II


Lauteur du limpide et puissant récit de la vie épique de « Frédéric de Prusse », le patient artiste qui dans son roman « Maïa », comme en une tapisserie où mille personnages s’assemblent à l’ombre d’une idée, s’était longuement appliqué à entrelacer des destinées diverses, celui dont le vigoureux talent conçut l’histoire d’« Un Misérable », et révéla aux jeunes reconnaissants que par delà les abîmes explorés une morale ferme était possible, enfin (et ici s’arrête la liste des œuvres de sa maturité) l’auteur d’« Art et Spiritualité », cet essai tout de passion, dont la force ordonnatrice et les éloquentes oppositions avaient pu être mises par de bons juges en paral-