ce disparate troublait. Entre temps il saluait des yeux la mer et se réjouissait de sentir Venise à si proche portée. Finalement, il se détourna de la fenêtre, alla se baigner le visage, donna des ordres à la femme de chambre, et ayant préparé une installation confortable il se fit descendre au rez-de-chaussée par le garçon de l’ascenseur, un Suisse en livrée verte.
À la terrasse qui donne sur la mer, il prit le thé, puis descendit les marches du quai et fit une assez longue promenade dans la direction de l’Hôtel Excelsior. En rentrant, il vit qu’il était temps de s’habiller pour le dîner. Ce qu’il fit, ce jour-là aussi, lentement, avec minutie, car il avait coutume de travailler pendant sa toilette. Il arriva néanmoins un peu en avance dans le hall où il trouva rassemblés la plupart des hôtes qui, ne se connaissant pas, feignaient de s’ignorer les uns les autres, alors que l’attente du repas mettait un lien entre eux. Il prit un journal sur la table, s’installa dans un fauteuil de cuir et observa la