Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol11.djvu/110

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



XVII

À deux heures, quatre voitures des Rostov, attelées et ficelées, étaient près du perron. Les chariots pleins de blessés, l’un après l’autre, sortaient de la cour. La calèche dans laquelle était le prince André attira l’attention de Sonia qui, avec une femme de chambre, installait un siège pour la comtesse dans la large et haute voiture qui attendait devant le perron.

— À qui cette calèche ? demanda Sonia en se montrant à la portière de la voiture.

— Ne le savez-vous pas, mademoiselle ? fit la femme de chambre. Le prince blessé. Il a passé la nuit chez nous. Il part aussi avec nous.

— Mais qui est-ce ? Comment s’appelle-t-il ?

— Mais c’est notre ancien fiancé, le prince Bolkonskï ! répondit la femme de chambre en soupirant. On dit qu’il est blessé mortellement.

Sonia bondit de la voiture et courut chez la com-