Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol11.djvu/416

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raît. Le gouvernement a nommé deux commissaires généraux et vingt commissaires de police d’arrondissement pour tous les quartiers de la ville. Vous les reconnaîtrez au ruban blanc noué sur le bras gauche. Quelques églises de différents cultes sont ouvertes et on y officie sans empêchement. Vos concitoyens reviennent dans leurs demeures, et l’ordre est donné pour qu’ils y retrouvent le secours et la protection dus au malheur. Ce sont là les moyens employés jusqu’ici par le gouvernement afin de rétablir l’ordre et d’alléger votre situation ; mais pour y réussir, il faut que vous unissiez vos efforts aux siens, que vous oubliiez, si possible, vos souffrances passées, que vous caressiez l’espoir d’un sort moins cruel, que vous soyez assurés qu’une mort inévitable et honteuse attend tous ceux qui s’attaqueront à vos personnes et à vos biens, et que ces biens vous seront conservés, car telle est la volonté du plus grand et du plus juste des souverains. Soldats et habitants, de quelque nation que vous soyez, rétablissez la confiance publique, source du bonheur des États, vivez en frères, aidez-vous et protégez-vous les uns les autres, unissez-vous pour anéantir les desseins des malintentionnés, obéissez aux autorités militaires et civiles, et alors, vos larmes cesseront bientôt de couler ! »

Quant aux approvisionnements de l’armée, Na-