Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol11.djvu/476

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


cette armée s’est évanoui ? Mais il leur disait, en tirant des arguments de sa sagesse de vieillard, ce qu’ils pouvaient comprendre. Il leur parlait de l’épée d’or et eux se moquaient de lui, le calomniaient, se fâchaient et montraient de la bravoure sur la bête tuée. Sous Viazma, Ermolov, Miloradovitch, Platov, etc., se trouvant à proximité des Français, ne purent refréner leur désir de couper et d’anéantir deux corps de l’armée française. En annonçant leur intention à Koutouzov, en place du rapport, ils lui envoyèrent sous enveloppe une feuille de papier blanc, et, malgré tous les soins de Koutouzov pour retenir nos troupes, elles attaquèrent en tâchant de couper la route. Les régiments d’infanterie, dit-on, allèrent à l’attaque avec la musique et les tambours, tuèrent et perdirent des milliers d hommes. Mais ils ne coupèrent et n’anéantirent personne et l’armée française, se serrant encore plus étroitement à cause du danger, continua, en fondant, sa marche pernicieuse sur Smolensk.


fin de la treizième partie et du cinquième volume
de
Guerre et Paix.


FIN DU TOME ONZIÈME
DES ŒUVRES COMPLÈTES DU Cte LÉON TOLSTOÏ




ÉMILE COLIN, IMPRIMERIE DE LAGNY (S.-ET-M.)