Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol13.djvu/236

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logique et même la qualité. » (Pages 159-169, etc.)

Cela semble spirituel : quelle masse de renseignements, quelle opinion sûre et surtout historique ! On se trouve soi-même sur une cime quelconque, imaginaire, alors qu’au-dessous de soi, quelque part, agissent et Rousseau, et Schiller, et Luther, et la Révolution française. De la hauteur historique on approuve ou l’on blâme leurs actes, on les classe dans les cadres historiques. C’est peu encore : Chaque individu soumis aux lois historiques immuables que nous connaissons, fouille aussi quelque part là-bas, mais chez aucun il n’y a de but final et il n’en peut être parce qu’il n’y a qu’une opinion historique.

Mais ce n’est pas du tout ce que nous demandons : nous tâchons de trouver cette loi générale, spirituelle, sur quoi se guiderait, pour l’instruction, l’activité de l’humanité et qui, par suite, pourrait servir de critérium à la régularité de l’activité humaine dans la voie de l’instruction. Et l’opinion historique, à toutes nos tentatives, répond seulement que Rousseau et Luther étaient les produits de leur temps. Nous cherchons ce principe éternel qui s’exprime en eux et l’on nous parle de la forme sous laquelle ils s’expriment, on les divise en classes et en catégories. On nous dit que le critérium est d’enseigner conformément aux exigences du temps, et l’on dit que c’est très simple. Enseigner conformément aux dogmes de la religion chrétienne ou