Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol13.djvu/369

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les deux filles d’un riche postier ; elles étaient en caraco et bonnet et, au commencement, se tenaient à l’écart, mais ensuite elles s’habituèrent, oublièrent leur thé et les soins des dents et commencèrent à apprendre très bien. Leur père venait à l’école en bon touloupe déboutonné ; un jour il trouva ses filles mêlées à la foule des garçons sales, en lapti, qui, les mains appuyées sur les bonnets des fillettes, écoutaient le maître. Le paysan offensé retira ses filles de l’école sans avouer toutefois la cause de son mécontentement. Enfin, il y a encore des élèves qui quittent l’école parce que leurs parents, qui les y ont envoyés pour flatter quelqu’un, les reprennent quand le besoin de flatter est passé.

En résumé, il y a douze matières d’enseignement, trois classes, quarante élèves et quatre maîtres. Chaque maître tient le journal de ses occupations, et ils se les communiquent mutuellement tous les dimanches, puis, de concert, arrêtent le programme de la semaine future. Ces programmes ne sont pas toujours suivis ; ils sont modifiés suivant les exigences des élèves.