Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol13.djvu/426

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Dieu, envoie-moi une jeune fille qui nous donne à boire, à moi et à mes chameaux, et ce sera la fiancée de mon maître Isaac. » Eliézer achevait à peine ces paroles qu’il vit s’approcher une jeune fille. Eliézer lui demanda à boire. Elle lui donna à boire et dit : « Je crois que tes chameaux aussi veulent boire ! » Eliézer dit : « Donne-leur à boire aussi. » Elle donna à boire aux chameaux. Alors Eliézer lui donna le collier et dit : « Peut-on passer la nuit dans votre maison ? » Elle dit : « Oui. » Quand ils arrivèrent à la maison, les parents soupaient et ils invitèrent Eliézer à souper aussi. Eliézer dit : « Je ne mangerai pas avant d’avoir raconté le but de mon voyage. » Et Eliézer le raconta. Ils dirent : « Nous consentons, mais y consentira-t-elle ? » On le lui demanda. Elle consentit. Ensuite le père et la mère bénirent Rébecca. Eliézer l’installa avec lui et ils partirent. Isaac se promenait dans les champs. Rébecca aperçut Isaac et se couvrit d’un voile. Isaac s’approcha d’elle, la prit par la main, la mena dans sa maison, et ils se sont mariés. »

Le cahier de l’élève J. F…, sur Jacob :

« Rébecca, pendant dix-neuf ans, n’eut point d’enfants. Après elle eut deux jumeaux : Esaü et Jacob. Esaü s’occupait de la chasse. Jacob aidait sa mère. Une fois Esaü alla à la chasse et ne prit rien, et il revint très fâché. Jacob mangeait des lentilles. Esaü s’approcha et dit : « Donne-moi ce plat. » Jacob lui dit : « Cède-moi ton droit d’aînesse. »