Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol16.djvu/17

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


quel plaisir me procure cette oisiveté. Je ne pense plus, ma tête est vide comme une boule.

Mais Constantin Lévine s’ennuyait de rester assis à l’écouter ; il pensait que pendant ce temps-là on fumerait le champ et que ce travail serait mal fait, s’il n’était pas là pour surveiller ; que les paysans profiteraient de son absence pour dévisser les charrues afin de dire ensuite qu’elles constituent une mauvaise invention et que les vieux araires sont bien préférables, etc.

— Mais n’es-tu pas las de rester ainsi à cette chaleur ? lui demandait Serge Ivanovitch.

— Nullement, répondait Lévine mais attends-moi, je ne serai qu’un instant, le temps d’aller jusqu’au bureau ; et il se sauvait dans les champs.