Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol17.djvu/435

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Sviajski l’exhortait à le faire et Serge Ivanovitch approuvait ses plans. Lévine ne comprenait pas pourquoi le parti adverse demandait au maréchal de la noblesse qu’il voulait blackbouler de poser sa candidature.

Stépan Arkadiévitch, en uniforme de chambellan, qui venait de se restaurer, s’approcha d’eux en s’essuyant avec son mouchoir de batiste parfumé.

— Nous prenons la position, Serge Ivanovitch, dit-il en caressant ses favoris après avoir écouté Sviajski et lui avoir donné raison.

— Un district suffit, et le nom de Sviajski marque évidemment l’opposition, dit-il.

Tous comprirent ces paroles excepté Lévine.

— Eh bien, Kostia ! tu as l’air d’y prendre goût ? ajouta-t-il s’adressant à Lévine et le prenant sous le bras.

Lévine eut été content d’y prendre goût, malheureusement il ne parvenait pas à comprendre de quoi il s’agissait, et s’éloignant de quelques pas, il exprima à Stépan Arkadiévitch son étonnement de voir des districts hostiles demander au maréchal de la noblesse de poser sa candidature.

O sancta simplicitas ! fit Stépan Arkadiévitch. Et en quelques mots il expliqua à Lévine de quoi il s’agissait.

Si, comme aux dernières élections, tous les districts avaient demandé au maréchal de la noblesse de la province de se représenter, il aurait été élu