Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol21.djvu/138

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Mathieu, iv, 17. Dès lors Jésus commença à prêcher et à dire : Amendez-vous ; car le royaume des cieux est proche.
Marc, i, 14. Or, après que Jean eut été mis en prison, Jésus s’en alla en Galilée, prêchant l’évangile du règne de Dieu,
15. et disant : Le temps est accompli et le règne de Dieu approche. Amendez-vous, et croyez à l’Évangile.
Dès lors Jésus commença à proclamer le royaume de Dieu. Il disait : Le moment est venu ; est venu le royaume de Dieu, rénovez-vous et croyez à l’annonciation du bien véritable.


Jean, ii, 19-34. On y trouve seulement qu’ayant aperçu Jésus-Christ, Jean s’écria : « Il me suit, mais il était avant moi », mais sans dire s’il était le Christ. Il s’ensuit que dans ce passage ainsi que dans les suivants qui confirment que Jésus était le Christ, il faut séparer de la doctrine l’indication qu’il est le Messie, avec laquelle cette indication est souvent liée. Jésus, dont la doctrine a gagné la plus grande moitié du monde, était-il ou non ce Christ que les Juifs attendaient ? c’est une question absolument étrangère à la doctrine.

Pour les Juifs qui embrassaient le christianisme, elle pouvait avoir de l’importance, c’est ce qui explique pourquoi, dans les évangiles, le sens des passages est souvent obscurci. Il n’est obscurci qu’afin de prouver que Jésus-Christ était Christ, c’est-à-dire sacré. De même que David et Saül étaient sacrés, de même Christ était sacré par Jean.