Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol21.djvu/174

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Luc, xiii, 15. Mais le seigneur lui répondit : Hypocrite ! Chacun de vous ne détache-t-il pas son bœuf ou son âne de la crèche le jour du sabbat, et ne le mène-t-il pas abreuver ? Et Jésus, lui dit : Hypocrite ! Chacun de vous ne détache-t-il pas son bœuf ou son âne le jour du sabbat, et ne le mène-t-il pas à l’abreuvoir ?
16. Et ne fallait-il point, quoique en un jour de sabbat, délier de ce lien cette fille d’Abraham, que Satan tenait liée depuis dix-huit ans ? Ne fallait-il point secourir cette malheureuse ?
Luc, xiv, 6. Et ils ne pouvaient rien répondre à cela. Et à cela, ils ne pouvaient lui répondre.
Luc, xiv, 5. Puis il leur dit : Qui est celui d’entre vous qui, voyant son âne ou son bœuf tombé dans un puits, ne l’en retire aussitôt le jour du sabbat ? Il dit encore : Qui de vous ne retirera pas la brebis tombée dans le puits, bien que ce soit le jour du sabbat ?
Matthieu, xii, 12. Et combien un homme ne vaut-il pas mieux qu’une brebis ! Il est donc permis de faire du bien dans les jours de sabbat. Et l’homme vaut bien mieux qu’une brebis. Il dit : C’est pourquoi il faut faire le bien, même les jours de sabbat.

Remarques.

S’il pouvait exister le moindre doute en ce que Jésus-Christ nia l’observance du sabbat, ce passage suffirait à le dissiper. Ce n’est pas à cause de sa divinité personnelle que Jésus nie le sabbat, c’est-à-dire l’adoration extérieure de Dieu, c’est au nom du bon sens, de l’entendement, qui est devenu la base de tout.

Il dit : On peut retirer une brebis du puits, l’on ne peut pas secourir un homme. C’est stupide. Le plus important c’est l’homme et les bonnes œuvres.