Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol21.djvu/442

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« Ne pensez point trouver la justice dans les tribunaux ; porter l’amour de la justice devant les tribunaux humains c’est la même chose que de jeter des perles aux pourceaux ; ils les piétinent et les brisent.

« Voilà pourquoi je vous donne mon quatrième précepte : De quelque façon qu’on t’offense n’éteins pas le mal par le mal, ne juge pas et ne te fais pas juger ; ne punis pas, et ne porte pas plainte.

« Le cinquième précepte : Les pharisiens et les scribes disent : Ne sois pas hostile à ton frère, dans ton cœur ; dénonce ton prochain et tu ne porteras pas le péché pour lui. Tue tous les hommes et prends toutes les femmes et le bétail de tes ennemis ; c’est-à-dire, respecte tes compatriotes, et méprise les étrangers. »

« Et moi je vous dis : Respecte non seulement les compatriotes mais aussi les étrangers. Que les étrangers vous méprisent ou qu’ils vous attaquent, vous offensent, respecte-les et sois-leur bienveillant. C’est seulement alors que vous serez le vrai fils de votre Père. Pour lui tous sont égaux. N’être bons que pour ses compatriotes, comme tous le sont, c’est de cela que proviennent les guerres. Vous, soyez également bons pour tous les peuples et vous serez les fils de Dieu. Tous les hommes sont ses enfants, alors tous sont vos frères.

« C’est pourquoi voici le cinquième précepte : Envers les peuples étrangers observez la même