Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol21.djvu/58

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2) Ces versets interrompent brusquement la marche de la pensée, et la pensée elle-même, sur la signification de la lumière, en introduisant des détails sur Jean-Baptiste. Par leur contenu ils ne confirment ni n’infirment la pensée principale, ils ne font donc point partie de l’exposition et forment une sorte de supplément.

3) Ἠν — comme précédemment, signifie non seulement était, mais aussi est devenu.

4) Ἀληθινός — ne signifie pas le vrai, mais le véritable.

5) Διά — de nouveau doit être traduit : par ; il a la même signification que dans le cas précédent.

6) Ἐγένετο signifie naître.

7) Τά ἴδια signifie particulier, à part, et s’oppose évidemment au monde, en général. La lumière était dans le monde entier, et dans les hommes pris à part, c’est pourquoi au mot ἴδος, α, ονparticulier, à part, ce qui dans la langue scientifique s’exprime par le mot individus, j’ajoute les hommes.

8) Παραλαμβάνειν signifie prendre en soi.

9) Λαμβάνεινrecevoir, et le plus ordinairement comprendre.

10) Ἡ ἐξουσία signifie permission, liberté, droit, possibilité de faire quelque chose. Ce mot, d’autre part, exprime la même idée qui est exprimée par ἐν dans ἐν αὐτῷ ζωή ἦν. En lui était le pouvoir de donner la vie, c’est pourquoi, lui étant né en cela, ils ont reçu la possibilité, etc.