Page:Tolstoï - Œuvres complètes vol27.djvu/82

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tres prennent du thé chaque matin », pensa-t-il. Et il répondit simplement :

— Non.

— Monsieur désire-t-il s’asseoir sur le canapé ?

« Il a besoin d’arranger la chambre et je le gêne. Je suis une cause de désordre et de malpropreté », pensa-t-il. Et il répondit simplement :

— Non, laisse-moi.

Le domestique continua sa besogne. Ivan Ilitch étendit la main. Piotr s’approcha avec empressement.

— Que désire, monsieur ?

— Ma montre.

Piotr prit la montre qui était à côté d’Ivan Ilitch et la lui donna.

— Il est huit heures et demie. On n’est pas encore levé ?

— Non, Vassili Ivanovitch (c’était le fils) est déjà allé au collège. Prascovie Fédorovna a ordonné de la réveiller si vous la demandez. Faut-il l’appeler ?

— Non, ce n’est pas nécessaire.

« Si je prenais du thé ? » pensa-t-il.

— Oui, du thé !… Apporte.

Piotr se dirigea vers la porte. Ivan Ilitch eut peur à l’idée de rester seul. « Comment le retenir ?… Ah ! oui, mon remède. »

— Piotr, donne-moi mon médicament.

« Qui sait, peut-être me fera-t-il du bien. »