Page:Tonnellé - Trois mois dans les Pyrénées et dans le midi en 1858.djvu/9

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pée dans une sorte de grand manteau. On se retournait. Quel air de noblesse ! Cette simple apparition, tranchant sur le monde vulgaire et affreux des crinolines passant à côté, était du plus grand effet. On eût dit un morceau détaché d’un tableau de grand style ; et cette mendiante, aux yeux de celui qui sent le beau, avait l’air de la reine de toutes ces petites dames attifées.

Derrière Saint-André, l’hôtel de ville. Il n’est pas possible d’entrer au musée le matin. Ils font tout ce qu’ils peuvent en province, supposant qu’ils aient un peu de lumière, pour la mettre sous le boisseau.

Parti à onze heures pour Toulouse. Le chemin suit constamment la vallée de la Garonne, sauf un petit écart à Montauban. À Langon, ou passe la Garenne, déjà bien rétrécie. C’est la mer qui fait la Garenne à Bordeaux, comme la Tamise à Londres. La Réole, jolie position, vieux château ruiné dominant l’entrée de la