Page:Variétés Tome II.djvu/175

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les aucuns des confrères disans que, pour le contentement d’un chacun, il falloit que toutes choses fussent communes, et les autres, au contraire, approuvans seulement le mien et le tien, Nous, pour satisfaire aux uns et aux autres, et suyvre une moyenne voye, n’ostons en tout et par tout la communauté, aussi ne la permettons de tout poinct, mais y etablissons entre deux la compassion, qui sera une reigle à chacun pour sçavoir ce qui luy doit estre propre ou commun.

4. Pour extirper les abus qui ont par cy-devant eu vogue, par faute d’avoir presté par les curez residence actuelle sur les lieux de leurs benefices, il n’y aura autres beneficiers que commandataires et prieurs, dont ceux-là seront mariez et ceux-ci non, ausquels nous enjoignons de resider actuellement sur les benefices dont ils seront jouissans ; autrement se pourront pourvoir les plus diligens encontre eux par devolutz2, sur lesquels benefices ceux-là qui seront en quelque faculté graduez seront tenus d’insinuer leurs nominations en personne, et non par procureurs.

5. Et, toutesfois encore que tels beneficiez facent residence sur leurs benefices, si est-ce que là, et au cas que par maladie, ancien aage ou autrement, ils ne pourront bien et deuement vacquer au fait de leurs charges, ils seront tenus prendre coadjuteurs,


2. Dévolu se disoit du droit acquis à un supérieur de conférer tout bénéfice, quand l’inférieur et collateur ordinaire négligeoit de le conférer, ou l’avoit conféré à une personne incapable.