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Brief Discours pour la reformation des mariages.
À Paris, de l’imprimerie d’Anthoine du Brueil, rue Saint-Jacques, au dessus de Saint-Benoist, à la Couronne.
M.DC.XIV. In-8.

Encor que le mariage soit sainct, selon son institution et premiere origine, voire mesme necessaire pour la multiplication du genre et societé humaine, si est-ce qu’à la deduction des difticultez quy s’y rencontrent l’on y trouvera beaucoup plus d’espines que de roses, et d’amertume que de miel. C’est pourquoy la plus part des sages de l’antiquité, pour despeindre le mariage, ils representoyent en leurs hieroglyphiques toutes sortes de gehennes et tortures qu’ils se pouvoient imaginer, afin que par leurs diverses significations on fust instruict à eviter les escueilz et perilz quy journellement s’y rencontrent ; ce que le sieur Desportes a bien sceu faire cognois-