Page:Vauban - Traité des sièges et de l’attaque des places.djvu/12

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cause du peu d’ordre qui s’y trouve et de la quantité de fautes dont il est plein. »

Les premiers chapitres, où sont exposées les fautes que l’on commettait alors dans les sièges, renferment des avertissemens que l’on ne doit pas considérer encore comme tout-à fait superflus aujourd’hui. Quelques chapitres ont été transportés dans le Traité de 1704. Quelques idées qui nous semblent bonnes n’ont pas eu la même faveur. L’édition de Leyde, la seule qu’on connaisse, a été retouchée et est incorrecte ; mais, à tout prendre, elle est exacte ; seulement, la seconde partie, qui a pour titre Mémoire pour servir d’instruction dans la Défense des Places, n’est pas dans les exemplaires manuscrits.

L’avis de 1703, sur les attaques de Landau, est, à proprement parler, l’esquisse du Traité de l’Attaque des Places : c’est le même ordre, ce sont les mêmes idées moins développées, quelquefois les mêmes expressions. Deux seules choses y sont relatives à Landau : le choix du front d’attaque, et l’attaque des tours bastionnées telle qu’elle est dans le Traité de 1704.

Revenons maintenant aux éditions les plus connues de ce Traité après celles de de Hondt : savoir, celle de Jombert et celle de Foissac ; elles sont toutes deux tronquées ; il y manque les chapitres sur les mines, que l’on a joints, pour faire un troisième volume, à des fragmens sur le même sujet, attribués à Vauban. Il manque en outre dans celle de Foissac, faite on l’an 3, le chapitre des princes à la tranchée ; mais on y trouve des additions utiles à cette époque, et qui lui donnent encore quelque prix aujourd’hui.