Page:Vauban - Traité des sièges et de l’attaque des places.djvu/44

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MAGASINS.

Nous avons dit qu’il était nécessaire d’avoir ses magasins prêts et à portée des places sur lesquelles l’on a dessein[1] : mais nous n’avons pas dit quels, ni combien de chaque espèce ; cela est difficile, et ne se peut guère régler que par rapport aux places qu’on attaque ; on ne saurait toutefois manquer de compter sur un mois de tranchée ouverte, parce qu’il n’y a guère de place qui ne puisse tenir ce temps-là quand elle est un peu raisonnable et défendue par gens intelligens qui veulent faire leur devoir. Le plus de munitions ne saurait jamais rien gâter, mais si ferait bien le moins.

Nous compterons donc pour les poudres[2], huit à neuf cents milliers, selon que la place est plus ou moins forte.

Soixante mille gros boulets.

Vingt mille de huit et douze.

Quatre-vingts pièces de gros canon bien sain et en bon état.

Trente à trente-cinq de huit et de douze livres et balle.

Dix-huit ou vingt, de quatre, pour les lignes.

Quinze à seize mille bombes.

Quarante mille grenades.

Dix milliers de mèche.

  1. On doit compter sur un mois au moins de tranchée ouverte.
  2. Quantité de poudre nécessaire.