Page:Vauban - Traité des sièges et de l’attaque des places.djvu/86

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56 ATTAQUE quand les lignes sont faites , il n'en passe que ra- rement, et même Pennemi ne le tente i Revenons à la disposition des attaque;. Sm la im C’est ici où les ingénieurs doivent faire paraître inieurs. CC ql1,l1S sont. · · — _ Il n’y avait autrefois rien de plus rare en France · que les gens de cette profession, et le peu qu’il en avait, sùbsistait si peu de temps, qu’il était encore plus rare d’en voir eussent vu cinq ou six sieges, et encore plus, qui en eussent tantvu sans y avoir reçu beaucoup de blessures qui, les mettant hors de service dès le commencement ou le milieu d’un siége , les empêchaieut d’en· voirla fin, —et par conséquent de s’y rendre savans ;· cela jointà bien d’autres défauts dans lesquels on tombait journellement , ne contribuait pas peu I1 la longueur des sieges,. et aux pertes considé- rables qu'on y faisait. ` Siège de Je me souviens qu’à celui de Montmédyioù il E-ppstmjgzbï n’v avait que 7oo hommes de garnison qui furent Ézqlïn «1¤¤ assiégés par une armée de 1o,0oo hommes, que ¤657· de quatre que nous étions au commencement du ` siége, destinés à la conduite des travaux, je me trouvai,le seul, cinq à six jours après l’ouvertu.re de la tranchée , qui en dura quarante-six ; pendant lesquels nous eûmes plus de 1 Zoo hommes de tués et 1800 blessés, de compte fait à l’hôpital, sans y comprendre°plus de zoo qui n’y furent pas; car dans ces temps·là, les hôpitaux étant fort mal ad- i