Page:Vauban - Traité des sièges et de l’attaque des places.djvu/96

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66 ATTAQUE se fait le premier jour en silence , et sans tambour- ni trompette ; les grenadiers et autres détache- mens marchent à la tête· de tout , suivis des ba- taillons , et ceux-ci des travailleurs , lesquels sont tous disposés par divisions de cinquante en cin- quante , chaque division commandée par un capi- taine , un lieutenant et deux sergens (1) ; on les A fait marcher par quatre ou par six de front, jusque près de ]’ouverture de la tranchée , où quand la tête des troupes est arrivée , le brigadier ingénieur de jour, qui a son dessein réglé, va poser les grena- diers en avant par où se doit conduire la tranchée, pendant que les bataillons se rangent à droite et à gauche de l’ouverture de ladite tranchée , derrière les couverts qui s’y trouvent , sinon aux endroits qui auront été marqués àleurs majors, où ils déchar- gent leurs fascines; quoi fait , ils se tiennent sur leurs armes en silence , toujours prêts à exécuter les ordres qui_leur sont donnés. Pendant cet ar- rangement , le brigadier de jour qui a posté ces dé- tachemens , donne le premier coup de cordeau et montre ce qu’il y a à faire au sous-brigadier pour continuer le t1·acé ; il fait ensuite défiler les tra- vailleurs un à un , portant la fascine sous le bras (1) Le lieutenant à la tète , le capitaine à la queue, les scr- gens sur les ailes pour empécher les travailleurs de s’écn:ter , et les faire serrer, de peur de perdre la file dans l’0bscurité· (Vauban, Avi: cité de 1703.) ` l