Page:Verhaeren - Les Flammes hautes, 1917.pdf/122

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


SUR LES QUAIS


Te souvient-il, te souvient-il
De ces longs soirs d’avril
Qui, tantôt clairs et tantôt sombres,
Faisaient mouvoir de vastes ombres,
De plaine en plaine, sur la mer ?
Comme du fond d’un pourpre et lumineux désert
Sortaient de l’horizon marin les beaux navires
Dont on n’apercevait d’abord que le grand mât,