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SUR LES MÔLES DU PORT


Le soir quand je m’en vais par la côte marine
Vers l’océan et sa rumeur,
Je serre mes deux mains sur ma creuse poitrine
Pour mieux sentir vivre mon cœur.

Il est là sous mes doigts qui bat, s’enfièvre, exulte ;
Et je le sens vibrant et clair
D’être perdu dans la folie et le tumulte
Des vents du large et de la mer.