Page:Verlaine - Œuvres posthumes, Messein, II.djvu/115

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
105
voyage en france par un français

pas plus se préoccuper de Mme Bovary, une fois la « dévotion » de celle-ci refroidie après le danger de mort passé, que ne ferait Homais lui-même mis à sa place par une supposition toute gratuite ? Remarquons du reste, en passant, que la Bovary, un type en général merveilleusement conduit de petite femme très mal élevée que son intelligence et son tempérament confiés aux déplorables mains d’un pauvre diable de mari bonasse et vulgaire portent à toutes les rages d’adultères encore plus vulgaires, et si honteux, si lâches ! — remarquons, dis-je, que la triste mais logique héroïne du meilleur livre de Flaubert perd toute sa réalité terrible et parfois tragique pour rouler à la poupée, tomber à la maquette de rapin, dès que l’auteur s’avise de la mêler aux choses de l’autel. Le tableau de son éducation au couvent est un type accompli de mauvaise foi mal informée. Croyez-vous, par exemple, pour votre part, à ces facilités de correspondance entre les élèves des bonnes dames Ursulines et la sempiternelle vieille mondaine dont Victor Hugo nous a déjà rebattu les oreilles dans son interminable flânerie à travers son monstrueux Picpus des Misérables ? — Non, certainement, pas plus que moi, ni que Flaubert, qui s’est servi de cette vilenie par paresse, et aussi, j’ose le répéter, par un brin de com-