Page:Verlaine - Œuvres posthumes, Messein, II.djvu/116

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voyage en france par un français

plaisance pour ce Prudhomme voltairien qu’il fait profession d’abhorrer et qu’il a passé sa vie de causeur, nous dit-on, à anathématiser, sans s’apercevoir qu’il en avait un en lui, de philistin épais, et non sans vices bien bourgeois, et que celui-là n’était pas moins hostile à l’Église, bien qu’instinctivement seulement, que son reflet de dedans son livre, l’expansif, l’indiscret, le compromettant Homais. Et puis, que nous veut-il, avec ces langueurs à vêpres de l’épouse future du par trop piteux Charles, et ses regards malsainement extasiés sur le mystère des vitraux, et ses rêves de gamine molle d’après telle ou telle statuette de la chapelle ? Pour quels Burgraves nous prend-il de nous servir ces antiques billevesées ? Où a-t-il pris ce catholicisme de « Paphos » et d’Epinal ? Dans quelle romance ? chez quel Pigault-Lebrun, ou sur quel autre fumier ? C’est vraiment la première fois, c’est la seule fois qu’un esprit de premier ordre, en général, très bien, très soigneusement renseigné, curieux d’exactitude au dernier point, ait pu accuser les offices si sévèrement directs de l’Eglise, les emblèmes, si nets et d’un si clair enseignement, de la décoration, toujours si simple et si saine dans sa poésie merveilleuse, de tous nos sanctuaires sans exception, d’être en quelque sorte le vague et nuageux véhicule des