Page:Verlaine - Œuvres posthumes, Messein, II.djvu/85

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
75
voyage en france par un français

ascendants. Et ainsi de suite depuis Quatre-vingt-neuf. Étonnez-vous, maintenant !

Car l’observation du Dimanche est tout depuis la dernière révélation : 1er commandement de Dieu que « tu adoreras » . De lui toute civilisation (dans le vrai sens) découle.

Oh ! après le travail accepté, orné, fleuri, nourri de ces cris d’amour et d’espérance, oraisons jaculatoires tant recommandées, qu’il est doux de reposer en Dieu ses membres las, sa tête fatiguée et d’être tout amour, toute reconnaissance à l’immense Paternité, à la Bonté infinie ! D’être en famille, cette famille que rien ne peut détruire, ni le péché souvent accusé, absous et raréfié de jour en jour, ni la persécution du dehors prise en pitié et résolue en prières pour les persécuteurs, ni la mort qui sera la réunion dans le bonheur sans fin ! D’être là, père, mère, enfants, gais doucement dans le jardin touffu, autour du grand feu si l’on est riche, pleins de reconnaissance pour son repos, aisé grâce au prochain si l’on est pauvre, — je suppose une société chrétienne. N’est-ce pas, comme on a dit, et comme on l’a dit du mariage chrétien, le Paradis terrestre retrouvé, et le Paradis céleste goûté une fois par semaine ?

Et puis

tabernacula tua !