Page:Verlaine - Œuvres posthumes, Messein, I.djvu/349

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comme ça

aussi, qui travaille aussi. Toi, tu es trop huppé pour moi. Pas comme fortune, puisque tu n’as plus grand’chose, même presque rien, sinon rien du tout, pauvre chien, Ce n’est pas ta faute, je ne te reproche rien, tu es bien gentil. Non, toi tu es un de la haute au fond. Une fois un peu remis à neuf de toute façon, tu aurais honte de moi. Ne dis pas non. Je me moque de tes je t’assure, je les emmène à la campagne, tes je t’assure. C’est comme ça. Je le sais. Et je ne t’en veux pas, au moins. La preuve, c’est que je reviendrai te voir souvent la nuit… Eh bien ! oui, la nuit, après avoir un peu travaillé. Oui. travaillé. Ça t’étonne ? Quand je te dis que tu n’es pas à cette coule-là. Va, mon pauvre Ernest, je ne serai jamais, vois-tu, qu’une putain. Tu avais raison l’autre fois, ne dis pas le contraire maintenant. Que veux-tu, c’est comme ça. Quand je te le répéterais cent fois !…

Et elle prit sa valise qu’elle bourra, puis embrassa X. sans vouloir rien faire de plus, malgré sa prière à bras tendus.

— Mais c’est, dit X., un peu déménager à la cloche de bois. Que leur dirai-je, le matin, à ces gens ?

— À la cloche de bois ? Je te cloche de bois : Je ne leur dois rien, à ces gens-là. Toi et moi, nous avons payé ma chambre et ma nourriture