Page:Verne - Histoire des grands voyages et des grands voyageurs, Hetzel, 1870, tome 1.djvu/85

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Pendant qu’il séjournait à Caracorum, Rubruquis recueillit des documents intéressants sur les Chinois, leurs mœurs, leur écriture, etc. Puis, quittant la capitale des Mongols, il reprit le chemin qu’il avait déjà parcouru ; mais, arrivé à Astrakan, à l’embouchure du grand fleuve, il descendit au sud, entra en Syrie, et, sous la garde d’une escorte de Tartares, nécessitée par la présence de tribus pillardes, il arriva à Derbend, aux Portes-de-Fer. De ce point, par Nakshivan, Erzeroum, Siwas, Césarée, Iconium, il atteignit le port de Curch, et s’y embarqua pour retourner dans sa patrie.

Son voyage, en le voit, se rapproche beaucoup de celui de Carpini, mais la relation en est moins intéressante, et le moine belge ne parait pas avoir été doué de l’esprit d’observation qui caractérise le franciscain italien.

Avec Carpini et Rubruquis se termine la liste des explorateurs qui se rendirent célèbres dans le treizième siècle ; mais leur renommée allait être dépassée, et de beaucoup, par celle du Vénitien Marco Polo, le plus illustre voyageur de toute cette époque.